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"Tout cela est bel et bon. Il y a dix ans que j’ai achevé ce livre, et depuis lors je me suis occupé d’autres projets, d’autres idées, d’autres ouvrages. Pourtant, il y a moins de deux mois, j’ai appris que les livres ne sont jamais achevés, qu’il est possible pour un récit de continuer à s’écrire sans auteur." Attestation d’Oriane (crayon de papier vert) : les livres ne s’achèvent jamais, c’est ce que me disait Marc Hodges en me parlant de son HyperFiction. Non seulement il n’y a aucune raison qu’ils s’achèvent un jour mais ils ne cessent de se transformer. La littérature figée, coincée entre un début et une fin est une lecture finie et la recherche du temps perdu en est à la fois l’achèvement et l’affirmation d’un dépassement. C’est aussi l’avis de mon ami — et voisin— Jean-Pierre Balpe — qui, pourtant, est souvent en désaccord avec Marc en ce qui concerne l’écriture— lorsqu’il écrit (je ne sais plus où !…) : « la littérature n’a aucun intérêt si ce n’est celui d’affirmer la prééminence de la langue sur le monde ; avant tout même d’affirmer la prééminence de l’inventivité linguistique. L’homme n’est que ce qu’il parle. » C’est un peu prétentieux, mais me semble-t-il, quand même, juste.
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